( 12 février, 2013 )

L’étonnante histoire du monde d’à côté

Une idée, c’est une bestiole amusante qui parfois ne fait que passer, parfois s’agrippe.  Quand elle trouve sa place, elle grossit tant qu’elle déborde et touche tout, tout le monde, autour.

Par un bel après-midi d’automne, une de ces bestioles m’a sautée dessus. J’aurai  du réagir d’une manière appropriée à ce genre de situation : hurler, dégager l’intrus, se planquer.

Mais l’idée, bien trop rapide, s’est installée en quelques secondes ; elle a vite envahi la région du cœur, ce qui ne permettait plus de l’extraire sans difficulté. Et puis cette idée s’est avérée délicieuse, un peu folle. Mais celles qui s’accrochent sont rarement raisonnables. 

 

Chaque été,  quand la plupart des gens  prendront la route des vacances, j’irai jouer les  chasseuses d’histoires.

Et parce que mon fils est incontestablement le plus grand aventurier de la famille, l’embarquer  était une évidence. Que serais-je sans lui ? Enthousiaste, intrépide, passionné, il est l’équipier idéal. De plus, sa présence me semble capitale : je ne serai pas obligée de parler toute seule.

J’ai aussi une petite fille, pas encore assez grande pour l’ailleurs. Elle restera donc avec son papa, le casanier masqué. En attendant le prochain voyage.

 

Été 2013, mon fils et moi partons à la découverte du royaume de la lenteur, nous allons voyager essentiellement à pieds, en pays Breton(s). Une mise en jambes sur une terre riche de petites et de grandes histoires, proche de notre ligne de départ (la Haute-Normandie). La Bretagne est aussi l’origine de la branche paternelle de la famille.

En chemin, nous espérons récolter des histoires. Le défi que je me lance est de pouvoir, chaque jour, chaque soir, rencontrer un/une/des raconteur/euse/s. Entendre et noter pour ensuite partager des légendes, des contes, des histoires de vie, des anecdotes, des rumeurs, spectaculaires, cocasses, jolis…

Rencontres prévues ou imprévues, planifiées ou improvisées.

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. »

(Paul Eluard).

Nous vous attendons.

 

 

A notre retour, nous écrirons un livre, à mi-chemin entre le journal de bord et le conte, agrémenté des histoires collectées, des photos prises en route, des dessins, de collages réalisés avec ce que nous trouverons en marchant.

Un livre également « à hauteur d’enfant » avec aussi les mots, les images, les dessins, les trésors de mon fils.

 

 

10km par jour, de Brocéliande à Belle-Île-en-mer, nous ne sommes armés que d’un optimisme tenace. Nous partons apprendre et nous apprendre.

Nous n’avons pas de voiture. Nous avons oublié d’en avoir une. La marche a donc toujours été notre principale façon de nous déplacer.

Nous allons regarder et écouter. Prendre le temps.

 

Nous partons à la recherche de quelque chose et nous sommes persuadés que nous allons revenir avec ce quelque chose ; même si, pour l’instant, nous ignorons de quoi il s’agit (nous dressons de longues listes de possibilités, allant du Graal aux ampoules aux pieds).

3 Commentaires à “ L’étonnante histoire du monde d’à côté ” »

  1. Juanito Banana dit :

    Fantastique, le voyage est une légende à partager sous les sabots d’un crotal où si ce dernier porte des espadrilles, il fait moins mal d’y poser son oreille. Que le chemin vous chemine…

  2. Redge dit :

    Ma chère Padine et bien tu me fais rêver :-)
    Un super délicieux voyage chez mes ancêtres qui je suis sur vont vous accueillir les bras ouvert :-)
    Grosse bise
    Moi je vais allez rêver de voyage la tient et pis de petite fee et de jolie sorcière :-)

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