( 9 avril, 2013 )

sujet de conversation

 

« Une invincible timidité me retenait, et cette crainte, qui me paralyse souvent encore, d’importuner, de gêner ceux vers qui je me sens le plus naturellement entraîné. »

(André Gide)sujet de conversation sev-300x300

Ici, c’est le pays des taiseux. Ici, on apprend d’abord à regarder l’autre. On n’a jamais grand-chose à dire. Parler, ce n’est pas faire. Ce qui rend, pour moi, les conversations toujours très surprenantes. J’ai soif de paroles. C’est à la fois si simple et pas si simple. C’est comme une porte qui s’ouvre bien mais qui grince un peu quand même. Vous rencontrer transformera notre chemin. Déjà, dans la vie pratique, l’invincible timidité perd de sa superbe. Le téléphone estompe son allure inamicale; il y a des gens à l’autre bout des ondes, qui sont ouverts, généreux et bienveillants. Il y a des lettres et des messages qui font du temps de la préparation, un temps très agréable.

 


( 23 mars, 2013 )

Le parcours

Le parcours  carte-bretagne-sepia-300x249

par poisson sec

( 27 février, 2013 )

en préparation

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Une cinquantaine de lettres et messages envoyés, déjà quelques jolies réponses, l’accueil promet d’être chaleureux en Bretagne. On peaufine notre itinéraire, on rassemble les informations sur chaque étape.  Ça avance !

( 12 février, 2013 )

Les aventuriers de l’aventure

Les aventuriers de l'aventure photo-padina2-249x300Padina Pavonica :

Petite-fille de sorcière, élevée dans une bibliothèque et nourrie exclusivement de soupe à l’alphabet jusqu’à l’âge de 11 ans, elle obtient son brevet de raconteuse en 1998. D’abord poète nomade puis couturière de genre humain, elle s’exprime  sur les planches, avant de se lancer dans la commercialisation de potions magiques. Elle passe son permis de chasseuse d’histoires en 2006 et trouve alors sa véritable vocation. Soutenue par une paire de jambes robustes, elle parcourt plus de 15 000 fois le tour de son monde et n’en est toujours pas revenue.

 

Corentin le brave :

Né à la saint-amour en 2006, Corentin, le brave, est un inépuisable compteur de pas. Dresseur de Yochis, passeur de mondes sur écrans de petite ou grande taille, il explose les méchants avec un immense courage et quelques décibels. Rapide comme l’éclair, il ne se courbe que sur les tatamis. Intrépide et ingénieux, il a capturé tous les monstres planqués sous son lit en les appâtant avec des saucisses en pâte à modeler. Les soirs de pleine lune, il se transforme en chat-garou et ronronne en mangeant des bonbons. Il ne chante qu’en tapant du pied, ce qui lui permet d’arpenter chaque jour tous les chemins qui mènent au royaume de l’imaginaire.

( 12 février, 2013 )

L’étonnante histoire du monde d’à côté

Une idée, c’est une bestiole amusante qui parfois ne fait que passer, parfois s’agrippe.  Quand elle trouve sa place, elle grossit tant qu’elle déborde et touche tout, tout le monde, autour.

Par un bel après-midi d’automne, une de ces bestioles m’a sautée dessus. J’aurai  du réagir d’une manière appropriée à ce genre de situation : hurler, dégager l’intrus, se planquer.

Mais l’idée, bien trop rapide, s’est installée en quelques secondes ; elle a vite envahi la région du cœur, ce qui ne permettait plus de l’extraire sans difficulté. Et puis cette idée s’est avérée délicieuse, un peu folle. Mais celles qui s’accrochent sont rarement raisonnables. 

 

Chaque été,  quand la plupart des gens  prendront la route des vacances, j’irai jouer les  chasseuses d’histoires.

Et parce que mon fils est incontestablement le plus grand aventurier de la famille, l’embarquer  était une évidence. Que serais-je sans lui ? Enthousiaste, intrépide, passionné, il est l’équipier idéal. De plus, sa présence me semble capitale : je ne serai pas obligée de parler toute seule.

J’ai aussi une petite fille, pas encore assez grande pour l’ailleurs. Elle restera donc avec son papa, le casanier masqué. En attendant le prochain voyage.

 

Été 2013, mon fils et moi partons à la découverte du royaume de la lenteur, nous allons voyager essentiellement à pieds, en pays Breton(s). Une mise en jambes sur une terre riche de petites et de grandes histoires, proche de notre ligne de départ (la Haute-Normandie). La Bretagne est aussi l’origine de la branche paternelle de la famille.

En chemin, nous espérons récolter des histoires. Le défi que je me lance est de pouvoir, chaque jour, chaque soir, rencontrer un/une/des raconteur/euse/s. Entendre et noter pour ensuite partager des légendes, des contes, des histoires de vie, des anecdotes, des rumeurs, spectaculaires, cocasses, jolis…

Rencontres prévues ou imprévues, planifiées ou improvisées.

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. »

(Paul Eluard).

Nous vous attendons.

 

 

A notre retour, nous écrirons un livre, à mi-chemin entre le journal de bord et le conte, agrémenté des histoires collectées, des photos prises en route, des dessins, de collages réalisés avec ce que nous trouverons en marchant.

Un livre également « à hauteur d’enfant » avec aussi les mots, les images, les dessins, les trésors de mon fils.

 

 

10km par jour, de Brocéliande à Belle-Île-en-mer, nous ne sommes armés que d’un optimisme tenace. Nous partons apprendre et nous apprendre.

Nous n’avons pas de voiture. Nous avons oublié d’en avoir une. La marche a donc toujours été notre principale façon de nous déplacer.

Nous allons regarder et écouter. Prendre le temps.

 

Nous partons à la recherche de quelque chose et nous sommes persuadés que nous allons revenir avec ce quelque chose ; même si, pour l’instant, nous ignorons de quoi il s’agit (nous dressons de longues listes de possibilités, allant du Graal aux ampoules aux pieds).

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